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Étienne-Alexandre Beauregard Billets

Parti Libéral: Les prétendants

Voilà quelques semaines à peine que la Coalition Avenir Québec a fait son entrée fracassante au pouvoir, balayant le Québec francophone d’un bord à l’autre, mais l’opposition officielle est déjà en reconstruction. Les libéraux, malgré la pire défaite de leur très longue histoire, n’ont pas perdu de temps pour panser leurs blessures : Pierre Arcand a été nommé par son caucus afin d’agir comme chef intérimaire d’ici à ce qu’une course à la chefferie soit lancée, ce qui pourrait prendre un ou deux ans, rien ne presse pour le PLQ.

La fin des châteaux forts

La soirée électorale d’hier a clairement et brusquement marqué un tournant en politique québécoise, on ne peut le nier. La Coalition Avenir Québec de François Legault a accédé au pouvoir, réussissant ainsi à faire ce que Mario Dumont a tant essayé en faisant triompher la fameuse « troisième voix » et emportant dans son sillage de nombreux bastions péquistes et libéraux.

Le souverainisme disloqué

La dernière semaine de campagne a été marquée au fer rouge par les virulentes attaques de Jean-François Lisée contre Québec Solidaire, lesquelles n’ont pas fait l’unanimité. Pour certains, l’idée qu’un parti pour l’indépendance et de centre-gauche comme le Parti Québécois attaque QS est révoltante, impardonnable et contreproductive à un rassemblement fantasmé des deux partis dans un avenir proche.

Québec Solidaire : un populisme politiquement correct

Depuis le début de la campagne électorale, et dans une moindre mesure depuis l’élection de Gabriel Nadeau-Dubois et de Manon Massé à sa tête, Québec Solidaire a basculé dans le camp des « populistes », choisissant désormais de parler au « monde ordinaire » au lieu de sa traditionnelle base bourgeoise concentrée autour de la ligne orange du métro montréalais.

Le vote éthique

Le 7 avril 2014, en pleine Commission Charbonneau, les Québécois ont reconduit au pouvoir le Parti Libéral du Québec, chassé du pouvoir à peine 18 mois plus tôt. Pourtant, les audiences télévisées de ce qui était devenu un enlevant feuilleton sur la corruption et l’éthique élastique de nos gouvernants pointaient clairement du doigt les libéraux.

Pour un Québec français, laïque et souverain!